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Dans la nature sauvage
Feutre et acrylique sur papier, 20 x 30 cm
Un lieu mal identifié.
Les nuages s’étaient échappés du ciel de ce territoire mystérieux et il ne restait plus que le soleil. Depuis plusieurs heures un homme et une femme descendaient avec précaution une falaise dressée comme une muraille au-dessus d’une rivière aux méandres compliqués. Le paysage était admirable mais il faisait une chaleur effrayante et l’air résonnait du bourdonnement lourd des moustiques. Aucun voyageur n’avait pu pénétrer jusqu’à ces lieux où les hommes n’avaient jamais bâti d’alliance avec notre monde…
Des personnages à l’identité révélée.
Une femelle gorille surnommée Agnès servait de guide et faisait découvrir le territoire à Lady Rebecca et à Sir Rodolphe. Élégant et romanesque, Sir Rodolphe était né pour l’action et mû par un désir de connaissance. Il voulait rencontrer les peuples qui vivaient dans cette contrée de palmiers parmi les chameaux, les lions et les autruches. Il semblait fasciné par les femmes sauvages dont les seins pendent lourdement. Lady Rebecca souhaitait se concentrer sur les cultures locales et montrer son intérêt pour les perles ou les bijoux en or et favoriser les échanges.
La nourriture.
Les excréments du singe étaient un aliment fortifiant proposé en quantité abondante.
Les prisonniers.
Le groupe de sauvages était installé devant lui et l’observait. Sir Rodolphe réfugié au fond de sa cage vivait dans une constante obscurité. Seuls ses yeux mouillés de larmes brillaient dans la nuit. Les vêtements de Lady Rebecca avaient été arrachés et elle était gardée prisonnière dans la case d’un vieillard monstrueux dévoré par la lèpre. La pauvre fille faisait une fièvre qui allait bientôt la faire mourir.
La femelle gorille.
Agnès, la femelle gorille restait cachée dans un fond de vase et était tombée dans une sorte d’assoupissement. Elle avait renouvelé ses conseils de prudence et pourtant Lady Rebecca et Sir Rodolphe s’étaient faits prendre.
Un renversement de situation.
Après s’être échappé, Sir Rodolphe retrouva Agnès. Ils quittèrent les pentes de la montagne et s’engagèrent dans une région qui présentait l’aspect d’une vaste plantation de cocotiers.
Une vie authentique.
Sir Rodolphe et Agnès avaient décidé de construire une petite hutte entièrement en feuilles de cocotier. Ils se nourrissaient d’ananas gros comme des ventres de cochons. Agnès avait la tête et les épaules parées de guirlandes de fleurs.
— Pourvu qu’ils ne trouvent pas notre cachette ! s’écriait Sir Rodolphe. Sous l’immanquable soleil, leur amour était un sortilège et Agnès était devenue une femme entière avec sa joie et ses désirs mais l’homme est un cœur vagabond que l’on ne peut mettre aux fers. Sir Rodolphe annonça qu’il voulait vivre sans elle. Après un sanglot, Agnès déclara qu’elle allait rester dans leur maisonnette.
Épilogue.
Sir Rodolphe prit passage sur un navire de commerce et quelques semaines plus tard, il était de retour à Londres. Il possédait richesse et notoriété et n’avait rien d’autre à souhaiter.
