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Joyeux anniversaire
Acrylique sur panneau bois, 122 x 144 cm
C’était l’anniversaire de Pierre mais le repas se terminait de façon étrange. Dans la vaste salle, les serveurs s’étaient endormis sur les chaises et on entendait ronfler le maître d’hôtel. Hélène et Pierre étaient restés seuls à table mais hésitaient à avouer ce qu’ils ressentaient. Leurs amis étaient sortis fumer et patientaient depuis longtemps. Pierre a appris à contrôler et à refouler. Hélène craint de mettre Pierre mal à l’aise. Leurs amis comprenaient ces choses et leur laissaient le temps.
Anéantissement de la chair et de l’esprit, pourquoi ne pas avouer au lieu de déguiser ses sentiments ?
Les caractéristiques physiques des personnages semblent évoluer. La violence des émotions est visible sur leurs visages.
Il y a un risque de dislocation. Tu peux rougir de ton voisin ?
Pierre est officier dans la caserne située en face du restaurant. Il a quarante ans et Hélène quarante huit. Elle est engagée dans des causes qui lui tiennent à cœur depuis qu’elle a mis fin à l’engrenage d’une relation avec un pervers narcissique. Pierre n’est pas démonstratif et a du mal à exprimer ses sentiments. Il a également vécu une relation amoureuse toxique et ne sait pas mettre des mots sur ce qu’il ressent.
Les visages sont convulsés. C’est une expérience corporelle. Les visages deviennent effrayants.
Les corps sont lourds. Hélène et Pierre voudraient pleurer tous les deux pour soulager leurs douleurs.
Il y a un face à face monstrueux. De larges taches débordent des visages et des corps.
Tiens voilà les amis qui reviennent et certains remontent des toilettes. Ils avaient attendu patiemment. Il fallait laisser s’inviter l’imprévu mais Hélène et Pierre ont du mal à évacuer le poids de leur malaise et se trouvent tellement maladroits. Une lumière d’angoisse les éclaire. Pierre ira s’enfermer dans le magasin d’armes de la caserne et Hélène va vivre parmi les animaux. Une vie pour laquelle elle était disposée naturellement.
